La méthode
Le chemin Philethos compte quatre temps, du regard à la manière d'être commune. Le dernier relie l'atelier à la durée, car un ethos se forme par la pratique.
Les quatre temps
Theôria, regarder
Un apport court et vivant : une figure ou plusieurs regards philosophiques qui font écho à la situation. Par exemple Diogène de Sinope, ou cinq penseurs de la loyauté.
Dialogos, penser à travers la parole
Dialogue philosophique en sous-groupes, porté par des supports : citations par thème, jeu de cartes Valeurs et Positions.
Koinon, le commun
Une mise en commun visible de ce que l'équipe partage déjà sans l'avoir nommé : galerie de post-it, synthèse croisée entre les tables.
Ethos, la manière d'être
Faire vivre ce qui a émergé : une question à emporter, une séance de consolidation, la supervision régulière, l'accompagnement de la direction.
Cinq principes
- La question est ouverte : elle invite à penser, pas à défendre une position.
- L'animateur garantit le processus, pas la conclusion.
- On part de l'expérience vécue pour monter vers le concept.
- Le jeu sert la rigueur : les supports co-animent et donnent la parole aux plus discrets.
- Un espace tiers : ni formation, ni médiation, ni évaluation managériale.
Pourquoi « ethos » ?
Chez Aristote, le caractère se forme par l'habitude (Éthique à Nicomaque, livre II). Une culture d'équipe ne se décrète pas : elle se cultive, séance après séance.